Charlie Boquet
Sculpteur plasticien
L’empreinte de l’homme sur son environnement
L’empreinte de l’homme sur son environnement est un des fils conducteurs du travail de l’artiste.
Les oeuvres qu’il offre à notre regard aujourd’hui portent en elles les notions fondamentales de l’espace et du temps. Charlie Boquet nous projette à travers l’Histoire et nous rend témoins de notre existence. Ses sculptures s’inscrivent tour à tour dans le présent, le passé et le futur : la frontière du temps s’en trouve atténuée et souligne alors la vanité des oœvres humaines. L’espace transparaît au travers des thèmes de la propriété, de la construction ou de la cohabitation. Dans sa sculpture intitulée « L’Orme », il évoque la fragilité des équilibres naturels et la nécessité de les préserver.
Afin d’illustrer les différents angles de la perception, il nous offre une lecture transversale des choses de ce monde pour décaler la vision que nous avons de notre environnement. Ses modes opératoires, en filiation indirecte au « Readymade » sont le détournement d’objets ou la fabrication d’artefacts qui renvoient à un patrimoine visuel familier. En introduisant des variations et des distorsions dans cet univers du quotidien, il interpelle le spectateur sur un sujet choisi, comme les tentations de la société de consommation dans « Dream », une de ses dernières réalisations.
Charlie Boquet souhaite montrer l’essence même des choses. Ni jugement, ni condamnation mais plutôt un état des lieux, une manière d’interroger notre humanité sur le choix de son devenir.
Exposition à l’Annexe au Centre d’Art des Rives – Saint Avertin
L’œil du Cyclone
A l’Annexe, la galerie d’art du jardin des Rives à Saint-Avertin, Charlie Boquet, sculpteur plasticien ferronnier d’art, présente plusieurs aspects de son travail. L’Œil du cyclone, le titre d’une des œuvres exposées, résume les réflexions de l’artiste sur la société de consommation dans laquelle nous sommes engagés.
L’Œil du cyclone est synonyme de calme mais de calme trompeur, la tempête peut survenir à tout moment. Cet aspect, un des plus intéressants de l’exposition, permet à Charlie Boquet d’exprimer ses préoccupations quant à la surconsommation. A travers quelques pièces importantes, il attire l’attention sur ses conséquences, sur l’atteinte à la nature, à ses ressources et à sa biodiversité.
A l’extérieur de la galerie, Charlie Boquet présente « L’Orme », un arbre mort de la graphiose, scindé par des coupes en trois tronçons, avant d’être enfermés dans une sorte de sarcophage d’acier, qui durera dans le temps pendant que le bois va, peu à peu, disparaître. La sculpture proprement dite n’est pas oubliée, avec des figurines merveilleusement travaillées.
A travers ces modernes tanagras d’acier Charlie Boquet prouve sa maîtrise dans le travail du métal. Autre aspect, celui du créateur de mobilier, qui lui a valu le grand prix des Métiers d’art de la région Centre.